Critique : Lunatic Soul - Walking on a Flashlight Beam 3

Critique : Lunatic Soul – Walking on a Flashlight Beam

Lunatic Soul est enfin de retour dans les bacs avec un nouveau voyage épique et déluré dénommé Walking on a Flashlight Beam. Exit donc la trilogie initiée il y a maintenant 6 ans et au revoir tristesse, cet album ne ressemble en rien aux précédents I, II et Impressions et c’est tant mieux! On retrouve tout ce qui fait l’originalité du projet à savoir la réalisation complète de l’album à 2 ainsi qu’un gros travail sur les sons et leurs rendus dans l’espace tout en y rajoutant bien plus de présence humaine avec la sombre voix de Mariusz Duda qui fait merveille sur la plupart des titres de ce joli Walking on a Flashlight Beam.

Dès Shutting Out the Sun, le ton est donné, cet album aime le clair obscur et la dichotomie, les paroles sont excellentes même si on commence à en avoir l’habitude avec Mariusz Duda et les ambiances sont là bien présentes et oppressantes à souhait. Cold nous asphyxie un peu malgré son côté plus électronique et sa basse pénétrante. Les titres sont longs mais ils ne tombent pas dans le monotone, les montées en adrénaline sont toujours là avec par exemple un final phénoménal sur Cold, véritable merveille de l’album. Lunatic Soul ne se limite donc plus à ses plages à ses longues plages sombres et distandues mais il s’ouvre à un côté plus péchu et rentre dedans.

Gutter est un autre titre fort de ce Walking on a Flashlight Beam avec une basse très proche de ce que propose Riverside par exemple. Lunatic Soul fait toujours mouche avec son originalité permanente au niveau des sons et arrangements, sans trop se la jouer prog pur et dur, cet album sait se faire dense
et pénétrant. Les fins de titres sont souvent intenses et débridées ce qui tranche tout de même avec les albums précédents. The Fear Within n’hésite d’ailleurs pas à lorgner du côté d’un Nine Inch Nails minimaliste période The Downward Spiral par exemple, on est vraiment dans l’ambiance du début à la fin de ce Walking on a Flashlight Beam. Le plus traditionnel et rockeux Treehouse ne fait pas tache sur l’ensemble de l’album avec son côté acidulé et léger qui contraste bien avec le reste de l’album.

Pygmalion’s Ladder est une autre grosse réussite de l’album du haut de ses 12 minutes et sa douce mélancolie. Le titre fait très forte impression et il ne laissera personne indemne au bout du voyage. Sky Drawn in Crayon est un titre sympathique plutôt bien écrit et remarquablement bien arrangé, ambiance ambiance! Walking on a Flashlight Beam termine donc cet odyssée mémorable et magistral, loin de s’encanailler, Lunatic Soul s’ouvre à plus de diversité et il parvient à maitriser tous les thèmes abordés ainsi que toutes les ambiances proposées sans trop faire mauvais collage de titres disparates. La cohésion est totale pour peu que l’on comprenne bien les paroles, si tel n’est pas le cas, elles sont en partie disponibles sur le site officiel du groupe.

Difficile de ne pas être absorbé par cet album, Lunatic Soul nous propose un des meilleurs albums de l’année dans le genre mais aussi globalement. Si vous aimez les albums complexes sans être chiants ou tout simplement trop expérimentaux, ce Walking on a Flashlight Beam est une merveille dans le genre de rock-ambient à ambiance qui est faite pour vous. Sans jamais perdre de vue la différence entre Lunatic Soul et Riverside, Mariusz Duda parvient à rapprocher ses 2 projets mais tout en les maintenant à distance. Certes il y a moins de titres mémorables que sur les précédents albums mais la cohésion de l’ensemble le rend indispensable dans la discographie du groupe.

Achat:

Vous pouvez acheter l’album chez Kscope directement au prix raisonnable de 11.99£.

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