Critique : Juno Reactor - Gods & Monsters 3

Critique : Juno Reactor – Gods & Monsters

Juno Reactor est un groupe de Trance-Goa crée en 1990 par Ben Watkins et Stephane Holweck.

Véritable référence en la matière au même titre que Aurora Borealis, ils ont enchainé les singles et les albums à un bon rythme durant ces dernières années. La plupart d’entre vous connaissent déjà ce groupe par le biais de l’intro (Guardian Angel) d’un animé japonais Texhnloyze produit le studio Madhouse et Rondo Robe.

Au fur et à mesure de son évolution, Juno Reactor s’est éloigné de ses illustres débuts pour nous offrir des albums plus variés que de la Goa en nous proposant de très bons groove et une musique influencée par les rythmes tribaux et les percussions.

Ce changement étoffe largement leur offre musicale et leur permet de produire de véritables perles.

Gods & Monsters (2008) fait parti de cette évolution et nous offre le meilleur de Juno Reactor à la sauce Roots et tribal.
Cet album se permet même d’élargir le champ d’action de Juno Reactor avec l’aide de nombreux guests.

Dès le premier titre, Inca Steppa , on tombe sur un loop à tomber à la renverse. Le talent est là, c’est indéniable et ca va se confirmer tout au long de cet album.

Tokyo Dub porte fort bien son nom, le Dub de ce titre est hypnotique et minimaliste, la voix est parfaite pour l’ambiance voulue, un titre fort de l’album.

Las Vegas Future Past est plus calme mais tout aussi recherché au niveau son, le début lancinant laisse présager d’un finish crescendo et on ne sera pas déçu de ce côté-là.

Mind Of The Tree est un titre plus contrasté, le dub est ici omniprésent, la basse ronronne doucement pour proposer un titre presque soul. Une belle réussite.

Immaculate Cruxifiction est une véritable bombe sonore, complexe, surpuissant, il détonne et explose nos tympans pour notre plus grand bonheur. Peut-être le meilleur titre de l’album.

City Of The Sinful est un morceau nettement moins ambitieux que le précédent mais il reste un très bon morceau chanté et consensuel.

Tanta Pena mettra tout le monde d’accord, on est en plein trip tribal avec des loops énormes, un production puissante et une voix parfaitement calibré pour le titre, un autre titre fort de cet album.

The Perfect Crime et Pretty Girl terminent bien l’album avec un trip plus posé et très bien chanté. On est plus dans le calme et l’apaisement ce qui tombe bien après la claque reçue par Tanta Pena.

A qui donc conseiller cet album?
A tous le fans de musiques électronique ambitieuse et de techno tendance tribale. Si vous aimez la Goa et la Trance, vous risquez de rester sur votre faim mais pour les autres, c’est un album référence.

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