MONO

Critique : MONO – Requiem For Hell, une divine comédie

MONO est un groupe de post rock japonais qui a débuté dans le milieu vers la fin des années 90. Il est depuis devenu incontournable sur la scène mondiale grâce à son mélange détonnant d’arrangements orchestraux et de guitares shoegaze. Après avoir sorti 9 albums, il est désormais temps de découvrir Requiem For Hell, leur tout dernier effort en LP. Takaakira ‘Taka’ Goto a écrit l’intégralité des 5 titres dont il a trouvé l’inspiration en 2015 en découvrant la divine comédie de Dante. L’album est produit et mixé par Steve Albini que l’on ne présente plus, un sacré gage de qualité! C’est leur quatrième collaboration par ailleurs.

MONO – retour à l’innovation

MONO nous propose un album qui s’éloigne de The Last Dawn / Rays of Darkness avec une revisite de la divine comédie. Requiem For Hell fait donc rejaillir les orchestrations magistrales avec des guitares toujours aussi stridentes et inspirées. Le résultat est tout aussi bon que les opus précédents avec toutefois plus de couleurs et bien plus dynamisme dans leur son. La thématique de la descente en enfer, de la traversée du purgatoire et du retour au paradis est palpable. Les chansons sont caractéristiques de part leurs titres mais aussi par leur caractéristiques. On retrouve ainsi un dynamisme certain et une montée progressive en puissance qu’ils parviennent à dégager. Les cordes sont particulièrement misent en avant ce qui ajoute encore plus de grandiloquence au projet.
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De la fureur à la rédemption

Death In Rebirth est un modèle de titre puissant et qui sonne la charge. Le titre explose sur un final détonnant en tant que maelström noisy à la limite de l’industriel. Stellar est déjà bien plus en phase avec une traversée sereine. Il ne perd rien de son intensité dramatique grâce aux cordes et au piano céleste. Difficile de ne pas tomber sous le charme de ce Requiem For Hell. Un véritable ascenseur émotionnel qui nous agresse pour mieux nous amadouer. On est pourtant pas au bout de nos surprise avec Requiem For Hell qui débarque!

L’enfer est notre.

Avec Requiem For Hell, Mono est à son apogée. Le titre est un exercice de style sublime tantôt doux et délicat, tantôt dévastateur. La ligne de démarcation est fine et tenue. Il ne faudra attendre que 5 minutes pour voir pointer l’excellence. Mélodique et classieux, le requiem pour l’enfer est pavé de bonnes intentions. Les choses s’assombrissent un peu vers un final plus lourd. On est transpercé par les invectives de la basse et des guitares en pleine panique. Le résultat est complexe et dense, tout ce que l’on aime chez MONO en somme!
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Heartbeat

Ely’s Heartbeat est un titre singulier, il reprend le battement de cœur d’Ely, la fille de Jérémy, le gérant du label américain du groupe. Le but étant que la jeune fille découvre et grandisse avec cette chanson qui lui est dédiée. Sympathique d’autant plus que le titre est juste excellent. On est dans le grand classique Post-Rockien avec tout ce qu’il faut de guitares saturées et de belles montées pour satisfaire tout le monde. The Last Scene est un final la aussi majestueux qui reprend la plénitude atteinte par Stellar. Les cordes se parent de leur plus bel apparat et nous bercent jusqu’à notre destination finale. Requiem For Hell est un retour gagnant pour MONO, on y retrouve ce qui a fait leur renommée sur les avant derniers albums tout en y apportant un travail certain sur la thématique. Difficile de ne pas se laisser tenter par le voyage jusqu’au bout de l’enfer!

Achat:

Vous pouvez précommander l’album sur Bandcamp au prix raisonnable de 10$.
Vous pouvez également précommander les vinyls sur le store officiel du groupe à avoir Pelagic Records pour le prix de 22€ à 28€.

Extraits:

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