Anoice

Critique : Anoice – No Room Here

Anoice est un groupe d’artistes japonais qui nous propose depuis quelques années de beaux albums de Post-Rock et de Neo-classique. Par le biais de leur label Riccolabel, ils sortent plusieurs albums de grande qualité pour peu que l’on aime la musique calme et inspirée. no room here consitue le dernier volet d’une trilogie entamée il y a quelques temps. Il est disponible depuis le 16 mai 2015 sur le Bandcamp du label au prix de 5$.

Description:

Stillness is not a sense which people can feel when they are in soundless environment.
It has been only 3 months since Anoice released their 4th album ‘into the shadows’, which was also the final album of the trilogy with theme of ‘memories’; following films’ ‘a forbidden garden’ and Yuki Murata’s ‘Gift’.
This most quietest release of all Anoice’s works and mainly composed by beautiful piano melodies. Yet, it is not only beautiful, but also a formidably tense atmosphere that is created by an intertwining of sounds.
This album contains tunes such as ‘woodland fairies’, a re-arranged version of a composition that was made for ‘Li.Li.Ta.Al’, a short animation film. For this piece, Takahiro Kido and Yuki Murata received the Best Original Score Prize at Sapporo International Short Film Festival, and ‘vandal’, an other version of ‘tempest’ that was included in Anoice’s ‘into the shadows’ album.

Anoice – No Room Here

Anoice est un groupe plutôt intéressant avec de beaux albums limpides et agrémentés d’orchestrations simples mais efficaces. Avec no room here, le groupe ne change pas d’orientation mais il propose un album plus calme et subtil que d’habitude. Dès le premier titre, a wind from the sea, on est transporté délicatement grâce au piano et au synthétiseur. L’album fait dans le feutré et le néo-classique du plus bel effet, il est très difficile de ne pas tomber sous le charme de ces 5 titres si l’on a envie d’évasion et de calme même dans un enviromment de travail à la première écoute. Malheureusement, le charme ne perdure pas au bout de plusieurs écoutes successives.

Contrairement aux sorties du genre, les titres sont courts et ils ne partent pas dans tous le sens évitant ainsi un ennui qui aurait pu s’installé sur 70 minutes par exemple. On retrouve ici et là quelques plages de calme plat qui font que l’album aurait parfois mérité plus de variété dans la composition de chansons. Seul woodland fairies évolue et virevolte le long de ses 7 minutes 32, c’est assez peu mais le titre est brillant! C’est d’ailleurs le meilleur titre de l’album me concernant.

Difficile d’être complètement emballé par l’album toutefois car Anoice ne parvient pas à confirmer sur la fin de l’album avec le duo Vandal – destructive element qui portent plutôt mal leurs noms. Au final cet album est trop timoré pour réellement marquer nos esprits et le rendre comme un incontournable du genre malgré de sacrés atouts et de très beaux titres. Dommage!

Achat:

Vous pouvez vous procurer l’album sur Bandcamp au prix raisonnable de 5$.

Ecoute intégrale: