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Critique : Anathema – Distant Satellites

Présentation
Anathema nous propose donc son dernier album, Distant Satellites après son excellent Weather Systems chroniqué ici sur le site. Après avoir découvert un premier titre impressionnant, The Lost Song, Pt. 3, l’attente prend enfin fin avec la sortie officielle de l’album sur iTunes ou sur KScope en édition physique limitée 5.1.

Pour ceux qui ne connaissent pas cet excellent groupe, Anathema était un flamboyant représentant du mouvement doom-death (My Dying Bride) avant de migrer vers un rock plus progressif, expérimental et à ambiance.

Critique
Anathema nous propose donc un nouvel album et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est dans la parfaite lignée du précédent au niveau des ambiances et des mélodies. Loin de cloner son album à succès, le groupe ajoute bien plus d’inconnus à l’équation qu’escompté. Sans être un virage mélodramatique, la thématique est claire et annoncée dans le titre de l’album et des paroles. On navigue dans une histoire d’amour impossible, distante mais qui reste incandescente et vibrante pour peu que l’on comprenne un tant soit peu les paroles. L’album s’articule sur un titre constitué en 3 parties: The Lost Song.

Autour de ce trio infernal et franchement sublime qui mélange et fait virevolter les émotions à fleur de peau dans des duos de chant gravitent des perles comme Ariel, Dusk (Dark Is Descending) ainsi que les intenses Anathema et Take Shelter. Mine de rien, presque tous les titres effleurent la perfection faite chanson avec des arrangements sobres mais intenses, quelques touches électroniques qui parviennent à apporter une strate émotive supplémentaire mais aussi une production léchée comme d’accoutumée avec les collaborateurs ayant pris part au projet.

Cet album est une pure merveille d’inventivité, les ambiances tirent parfois un peu trop vers le mélodramatique mais sans jamais briser l’unité de l’album. La grosse nouveauté qui aurait pu faire peur aux fans, l’ajout d’éléments électroniques, ne jure pas et parvient même à se faire une place au soleil même si on espère que le groupe n’ira pas jusqu’à nous proposer un album entièrement réalisé avec ce genre de sonorité mais j’ai tout de même de gros doutes sur cette éventualité.

Difficile de trouver quoi que ce soit à reprocher à ce Distant Satellites tant il est rondement bien mené et tant il bonifie la formule déjà mise en place avec Weather Systems déjà prétendant au titre d’album de l’année à son époque. Je vous conseille toutefois de vous procurer l’édition limitée physique contenant 3 disques dont un mix 5.1 et un documentaire sur la fabrication de l’album. Le prix est certes élevé, 40£, mais le jeu en vaut clairement la chandelle lorsque l’on a déjà écouté un de leurs mix 5.1.