Développé par Lugn Games et édité par Assemble Entertainment, Kioku: Last Summer est un jeu d’aventure cozy qui plonge le joueur dans les souvenirs d’un dernier été d’enfance sur une île pittoresque. Il est disponible sur PC/Steam depuis le 28 mai 2026.
Kioku: Last Summer nous propose de découvrir une île animée dans la peau d'Asti, une jeune fille qui vit son premier été dans une toute nouvelle maison. Notre but est simple, découvrir les secrets de l'île, nouer des liens avec ses habitants et retrouver l'ambiance des étés de notre jeunesse.
Nos premiers pas sur l'ile sont parfaitement charmants, l'ambiance est chaleureuse et on se retrouve dans un univers un brin idyllique avec une acceptation quasi immédiate d'Asti par ses camarades de classe. Ce qui est un peu étrange, car on arrive le tout dernier jour d'école juste avant les vacances!
Kioku: Last Summer nous plonge dans un univers particulier, mélange de paysages scandinaves mêlés à une esthétique japonaise, alliant couleurs éclatantes, charme rustique et une légère touche de mysticisme.
L’île de Kioku est d'ailleurs magnifiquement conçue, avec moult paysages variés, des routes vallonées et sinueuses ainsi qu'une atmosphère qui rappelle les étés insouciants de l’enfance des années 2000. C'est un superbe terrain d'exploration avec des surprises cachées un peu partout.
Kioku: Last Summer - Sweet Summer Times

Dans Kioku: Last Summer, on retrouve un panel de personnages attachants et qui vont nous accompagner tout au long de notre aventure, à savoir Ton, Lyra et Bo. Ils vont d'ailleurs servir d'introduction aux différentes activités présentes dans le jeu.
Ton va apprendre à Asti à jouer au Marubi, Lyra s'occupera de la pêche au crabe et Bo fait une démonstration de scrumping, un art à priori ancestral de vol de fruits directement sur l'arbre. Tout un programme!
L'intérêt de Kioku: Last Summer réside donc dans les différentes interactions que l'on aura avec ces personnages, la participation à diverses activités estivales et dans la progression de notre jauge d'amitié. Les interactions entre les enfants ressemblent à une aventure estivale insouciante et charmante d'un temps révolu.
Tout n'est pas forcément rose au tout début du jeu, en effet, Asti attire involontairement des ennuis à Bo lorsqu'un enseignant découvre et confisque son Tamagotchi. Grâce au pouvoir de l'amitié et quelques jours plus tard dans le jeu, les enfants vont élaborer un plan complexe pour s'introduire dans l'école et récupérer le jouet éhontément confisqué.
Nous voilà donc transformés en mini délinquants alors qu'en toute logique, les jouets confisqués sont censés être rendus aux parents en fin d'année. Disons que cela ajoute son lot de péripéties au jeu et que cela permet de resserrer les liens entre les enfants.
Chinpokomon

Le gameplay de Kioku: Last Summer est simple, voire un peu minimaliste. On va devoir explorer l’île, accomplir des petites quêtes et interagir avec les habitants. Si le concept de jeu cosy fait pleinement sens dans la trame narrative, cette simplicité est à double tranchant, elle rend certes le jeu accessible et apaisant, mais elle peut aussi rapidement lasser.
Les mécaniques de jeu sont très (trop) proches de celles d’autres jeux cosy déjà bien connu, sans forcément apporter de réelle innovation ou même d'idées nouvelles. Les quêtes sont souvent basiques et répétitives, ce qui limite la durée d’engagement. Le jeu manque de profondeur et de variété dans ses interactions.
Autre léger souci de Kioku: Last Summer, il peut arriver que l'on ne sache pas forcément quoi faire ensuite malgré la présence de l'affichage de notre progression sur l'écran d'accueil. Le jeu montre l'avancement de nos collections de vignettes, de Marubi et de crabes. Il n'indique cependant pas réellement ce qu'il convient de faire par la suite.
Malgré le côté simple des activités, certaines m'ont plus comme le Marubis, le concept évoque un mélange de jeux comme Pokémon, Digimon ou encore Beyblade. Les combats en eux-mêmes ne sont pas folichons, c'est l'aspect attrapez les tous qui les rend plaisants. Pour récupérer de nouveau Marubis, il faudra défier les autres enfants, les acheter, les gagner gratuitement, ou encore les trouver en explorant l'île.
La pêche au crabe dans Kioku: Last Summer offre une expérience de collection similaire. La mécanique est cependant bien trop simple pour être intéressante. Le système de capture et de remise à l'eau fait parfaitement sens avec l'ambiance globale du jeu.
Bug Collector

Ce qui freine clairement Kioku: Last Summer, c'est la présence de trop nombreux problèmes et autres bugs à la toute sortie du jeu. Pour avoir attendu quelque temps après mon premier test, la plupart ont été corrigés, mais le jeu était dans un état problématique.
À l'heure actuelle où je rédige mon test final, il y a encore de gros soucis, comme des bugs divers, des ralentissements soudains et de gros soucis de stabilité du jeu. C'est vraiment dommage, car le potentiel est là.
Autre gros point noir de Kioku: Last Summer pour certains, le jeu n'est pas disponible en français à l'heure actuelle. C'est très dommageable pour le public visé, à savoir un public cosy, et même si les textes ne sont pas forcément très complexes, cela posera problème aux plus jeunes d'entre vous.
En revanche, il faut noter que l'exploration est vraiment très bien menée du moment où l'on récupère le Vélo. C'est un réel plaisir d'aller là où on le souhaite pour espérer trouver des surprises et autres objets cachés.
Kioku: Last Summer est adapté à tous les publics, il n'y a pas de violence inutile, l'ambiance est bonne enfant et les adultes qui ont connu les années 2000 pourront s'offrir un shot de nostalgie bien pensée et calibrée spécifiquement pour eux.
L'ambiance graphique et sonore sont au rendez vous avec une belle direction artistique et de chouettes décors. L'île est bien variées et plutôt agréable à découvrir, il y a largement de quoi faire pour occuper quelques heures.
Belle île en Mer

Autre léger souci dans Kioku: Last Summer. J'ai rencontré pas mal de soucis en essayant le jeu sur mon Steam Deck. Le jeu n'est clairement pas jouable sans aller toucher des réglages graphiques, ce qui posera problème à ceux qui veulent simplement jouer sans se prendre la tête.
Le jeu compte 23 succès à son actif, ce qui est plutôt intéressant si jamais vous souhaitez le terminer à 100%. Toutefois, certains d’entre eux exigeront des efforts, mais ce n’est rien d’insurmontable pour les chasseurs de succès acharnés sur Steam.
Kioku: Last Summer se trouve être une invitation touchante à revivre un été d’enfance des années 2000, avec ses joies simples et sa douceur nostalgique. Son univers enchanteur et son ambiance apaisante en font un titre intéressant pour les amateurs de jeux cosy et d’exploration tranquille.
Malheureusement pour lui, sa simplicité excessive, son manque d’originalité dans le gameplay et ses nombreux problèmes techniques limitent son potentiel. Le jeu reste une expérience agréable, mais qui ne se démarque pas assez de ces très nombreux concurrents.
Le potentiel est clairement là, mais il ne parvient pas à se démarquer des innombrables autres jeux sortis dans la même gamme de prix. De plus, ceux-ci bénéficient d'une finition et d'un polish bien plus conséquent que Kioku: Last Summer. Dommage.
