Sparklite

Test : Sparklite

L'étincelle très light

Sparklite
Date de sortie
14/11/2019
Studio
Merge Games
Plateforme
Steam
Notre score
6

Développé par Merge Games et Red Blue Games, Sparklite est un d’aventure-action qui reprend à son compte l’esthétique des meilleurs jeux en pixel art et le gameplay des anciens Zelda. Autant dire que le mélange ressemble fortement à certains jeux sortis récemment comme Children of Morta ou Moonlighter et que la concurrence est féroce! Habitué aux jeux pour Mobile, Sparklite est le premier gros jeu du Studio et esthétiquement, le jeu interpelle grâce à son design global que ce soit en pixel art ou en illustrations plus traditionnelles. Difficile donc de ne pas tomber immédiatement sous le charme et de ne pas avoir d’y jouer que ce soit sur PC ou sur la Nintendo Switch.

L’histoire de Sparklite se déroule dans le monde Geodia, un monde idyllique où les humains et les animaux cohabitent en paix. Malheureusement, le Baron et ses activités minières vont polluer et corrompre les différents biomes de Geodia provoquant ainsi le chaos et la destruction du monde. Les animaux deviennent hostiles et il est n’est désormais plus question de se promener sans une bonne escorte. Plus les activités de minages continuent et plus le monde se détruit et se modifie pour séparer les villes et les habitants les uns des autres. La catastrophe attendue arrive et il advient donc à notre personnage, Ada, d’éliminer le baron et ses titans afin de restaurer ce qui peut encore l’être dans Geodia.

Fort heureusement, on ne sera pas seul dans cette aventure, on sera accompagné de tout un panel de personnages hauts en couleurs habitant dans une ville située dans le ciel et nous permettant de nous soigner et d’améliorer nos capacités et de faire des achats. On pourra également construire des outils comme des armes et autres gadgets pour peu que l’on trouve les plans disséminés un peu partout dans le monde. A l’instar d’un bon Rogue-lite, on fera des runs avec un équipement prédéfini et l’on gagnera des ressources, des cristaux ainsi que des plans. On fera également la rencontre de personnages qu’il sera possible d’aider et que l’on retrouvera ainsi dans notre ville au dessus des nuages. De fait, on aura accès à de nouvelles possibilités et à d’autres améliorations pour notre personnage ou pour notre équipement.

Wrench of the Wild

Sparklite Screenshot

Sparklite propose donc un gameplay classique avec des combats, de l’exploration, des secrets et des rencontres impromptues faisant avancer notre progression et nos capacités. On se déplace en vue de dessus dans un monde composé de 5 biomes différents et que l’on va explorer au fur et à mesure de notre avancée dans l’aventure. Chaque monde dispose de son propre bestiaire et ses propres spécificités et forcément on aura une difficulté plus élevée dès lors que l’on ira dans ces nouveaux environnements. Chaque monde dispose d’éléments narratifs spécifiques ainsi qu’un donjon spécial unique contenant une nouvelle arme ou un nouveau gadget nous permettant d’avancer plus sereinement dans le monde débloqué.

Le système de combat est assez simple, on dispose de coups normaux au corps à corps, de tirs à distance mais limités par notre jauge d’énergie (que l’on rempli en touchant des ennemis) et autres objets comme des mines anti-personnelle et grenades. On peut se projeter en avant pour éviter les coups mais aussi pour sauter au dessus de ravins et autres plateformes lointaines. Les ennemis disposent de résistances à certains types de coups et il faudra bien jauger ce que l’on utilise pour les éliminer. Une fois une créature éliminée, on récupère des cristaux que l’on garde après notre mort éventuelle. Ces cristaux nous permettront d’acheter des nouveaux modules et des améliorations à nos capacités. Il faudra donc faire et refaire plusieurs fois une même zone pour espérer débloquer assez d’améliorations nous permettant d’être à l’aise dans le monde en cours.

On peut ainsi améliorer son attaque, sa défense, son taux de gain d’énergie mais aussi découvrir des endroits secrets des mondes et y trouver une carte complète. Les meilleures améliorations coûteront cher mais elles en vaudront largement la peine. On ne peut pas améliorer ses compétences comme on le souhaite en fait, il faudra aller dans des mini donjons pour y trouver les pièces d’amélioration nécessaire à leur optimisation finale. En gros, on est pas pleinement libre d’évoluer comme on le souhaite, il y aura toujours une évolution logique et linéaire de notre personnage lissant la difficulté du jeu au bon vouloir des développeurs. Chaque monde dispose de son boss de la mort qui tue sous la forme des titans, le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils sont certes imposants mais pas forcément mémorables comme nous allons le voir maintenant.

Sparklite Screenshot

The Downward Spiral

Avant de parler de ce que fait de bien le jeu, attardons nous sur les gros défauts que j’ai pu relever au cours de mon aventures de 8 heures. Tout d’abord, la maniabilité n’est pas exceptionnelle. On notera surtout quelques sauts approximatifs et une gestion de la perspective assez spéciale nous ramenant à la bonne époque des jeux 8 bits et leurs errances au pixel près. Ceci occasionnera quelques pertes de coeurs fort dommageables avant d’obtenir la capacité de ne perdre qu’un quart de vie après avoir été touché ce qui rend le tout début de l’aventure particulièrement compliqué et périlleux même si on a bien compris les patterns des monstres et des boss. En général, à chaque nouvelle rencontre du bestiaire, on passera de vie à trépas le temps de bien comprendre ce que le jeu attend de nous et le temps de prendre les bons réflexes.

La gestion de la difficulté du jeu est très mauvaise, on commence difficilement notre aventure avec pertes et fracas en mourant contre le bestiaire de base avant de tomber sur le premier boss et de le tuer d’un coup sans même avec été proche de la mort. C’est un sentiment qui va malheureusement perdurer toute l’aventure, on aura bien plus peur de l’eau toxique et des monstres lambdas que des boss. Ils sont prévisibles et surtout très faciles à tuer pour peu que l’on ne fonce pas comme un dératé sur eux. C’est d’ailleurs assez dommage car en passant les boss, il arrive que l’on ne puisse plus faire les rencontres nécessaires à l’avancée de certaines mini-quêtes que l’on avait commencé à débloqué en explorant de fond en comble les niveaux.

Autre grief, les phases de certains boss (le boss de fin surtout) sont aléatoires, du coup, on peut éventuellement galérer sur une phases pour revenir après une mort stupide et se retrouver avec de nouveaux ennemis à combattre et passer ladite phase en quelques secondes. Certains ennemis standards prennent énormément de coups avant de mourir ce qui peut poser quelques soucis avec les différentes actions du boss nous obligeant a être en permanence sur le qui-vive. En fait, seul le boss final pose un réel problème mais dans sa seconde phase! On peut se faire toucher 15 fois dans sa première phase sans mourir la rendant de fait inutile et juste chronophage.

Sparklite Screenshot

Bullet Sponge

On rajoutera à la liste des griefs quelques soucis de gestion de la portée de notre arme. En effet, il arrive souvent que l’on ne sache pas exactement jusqu’où vont nos coups vu l’animation et la représentation graphique du coup donné. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai tapé à côté ou quand je me suis retrouvé trop proche d’un adversaire me faisant ainsi toucher alors que je ne me pensait pas à portée de mon adversaire. Si au début de l’aventure on passera le plus clair de notre temps à éliminer tout ce qui bouge dans les mondes, on préférera foncer en évitant les combats vers la fin tant ceux-ci sont longs et prompt à nous faire perdre non seulement notre temps mais aussi des carrés de vie.

Le bestiaire est très limité et on ne dénombrera que très peu d’ennemis intéressants ou originaux. Certaines créatures sont d’ailleurs particulièrement pénibles à affronter et il sera toujours préférable de les éviter même après demandé à un NPC de booster nos dommages contre eux. La maniement de certains gadgets est là aussi fort pénible et on se résoudra à rester en face des rochers à détruire avec notre bombe télécommandée plutôt que de la diriger proprement. C’est d’ailleurs fort dommage car dans le tutoriel, on se rend compte que l’on peut faire énormément de chose avec nos gadgets mais le fait d’être immobile lorsque nous les activons les rends complètement inutilisables. Au final, on ne cherchera que les boosts de vie disséminés ici et là car on a jamais assez d’énergie pour détruire tous les rochers afin de découvrir des passages secrets.

J’avais également oublié de vous parler du coup de marteau chargé qui doit être utile dans un ou deux puzzles et complètement inutile tout le reste de l’aventure. Il y a des mécaniques qui ne servent à rien et ce n’est pas le maniement et la puissance des armes à feux qui va les rendre utile dans notre aventure. Par ailleurs, on débloque tardivement parfois des compétences nous permettant d’explorer des passages inaccessibles au début de notre aventure et ces situations ne se représentent plus dès que l’on a la possibilité d’utiliser ces compétences. C’est complètement aberrant et frustrant pour le joueur complétionniste et qui cherche à débloquer tous les sucès et autres événements du jeu.

Sparklite Screenshot

Hey You, Up in the Sky!

Sparklite n’est pourtant pas un mauvais jeu, il est superbe avec une réalisation graphique au top et une ambiance parfaitement bien amener par des personnages attachants et un univers coloré original. La musique est également sympathique quoique dispensable au bout de 3-4 heures de jeu. On retrouve tout ce qui le charme de Children of Morta mais sans le polish et sans sa qualité de narration des différents événements. Le jeu est également jouable à deux, un qui contrôle notre personnage et l’autre qui dirige le robot. Le rôle du robot est assez limité, il sert surtout à trouver des objets cachés et à déterrer des oiseaux planqués. Il permettra également de nettoyer certaines zones à la recherche d’éléments de puzzle et à en résoudre d’autres.

Le jeu tourne correctement sans gros soucis après le patch Day-one mais j’ai eu pas mal de ratés techniques dans la version review que m’a donné l’éditeur du jeu. Fort heureusement, les crashs et autres problèmes étaient signalés en amont évitant une frustration trop grande. La durée de vie est plutôt bonne avec 7-8 heures pour en voir le bout et quelques heures de plus pour tout débloquer en matière de succès. Le jeu est charmant et on espère sincèrement qu’une suite plus fournie et mieux finalisée fera son apparition d’ici 2-3 ans. Le jeu est intégralement en français et il est très bien traduit! Il est optimisé pour un jeu en 1080p et avec une manette Xbox One.

Au final, Sparklite est un bon petit jeu au charme indéniable mais qui souffre de grosses lacunes qui l’empêche de s’exprimer à son plein potentiel. Il y a de très bonnes idées et l’univers est original mais après quelques premières minutes de très grande qualité, on se rend vite compte que le lune de miel entre le joueur et le jeu sera de très courte durée. Les premiers problèmes sont leur apparition très tôt dans le jeu et on finira plus frustré qu’enchanté au final. C’est vraiment rageant tant le jeu a un potentiel indéniable et tant on peu sentir tout l’amour de l’équipe de développement mais aussi leurs limites. Dommage!

Achat sur Steam:

Test : Sparklite
Conclusion
Sparklite est un jeu sympathique mais qui souffre de quelques gros soucis l’empêchant d'atteindre les sommets du genre.
Les +
Superbe
Jouable à deux
Classique mais efficace
Les -
Difficulté très mal dosée
Pas bien long
Quelques gros soucis de maniabilité
Classique mais parfois trop classique...
6
Bon
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