Critique : Vessels - Helioscope 2

Critique : Vessels – Helioscope

Vessels est un groupe écossais de Post-Rock venant tout droit de Leeds. Après un très bon premier album, White Fields and Open Devices, sorti en 2008, le groupe est de retour aux affaires avec un nouvel album très attendu par les fans du genre.

Loin de se satisfaire de faire dans le classique, le groupe est connu pour ses envolées plutôt prononcées vers le rock péchu et couillu. On retrouve également pas mal de très bons titres chantés qui se démarquent facilement du genre avec des structures alambiquées et complexes en évitant soigneusement d’être chiantes. Le groupe est très attendu outre manche étant donné qu’il constitue un peu le meilleur espoir de nos amis britanniques en ce qui concerne le post-rock indie.

On appréciera également leurs contacts avérés et autres accointances vers les DJ et autres remixeurs de génie. L’édition limitée se voit rallongée de 7 remix et d’un titre inédit pour une somme modique.

Avis:
Subtilité dans le chaos
Le groupe peut se targuer d’être versatile et délicat dans son approche des titres et des compositions. Loin de se borner à singer le genre et à faire des titres de 10 minutes aux noms à rallonge et aux structures chiantes et foutrement complexes pour le plaisir d’être complexes.

Ca sonne super bien avec de bons écouteurs
Rien de tout ca dans cet album, tout commence de façon limpide, certes bruyante et puissante via une section rythmique au taquet et au top. Au niveau de la production, on est très clairement dans le haut du panier avec de très bons titres tous très bien travaillés et immédiatement identifiables les uns des autres. Le mix est exceptionnel avec de bons écouteurs, le soin apporté à la cohésion de l’ensemble est flagrant.

Les titres se succèdent et le plaisir demeure, le groupe a l’excellente idée de rajouter de très bons titres chantés qui peuvent sans aucun problème soutenir la comparaison avec du bon Radiohead ou du très bon Unkle. On touche la grâce à de nombreuses reprises même si ce n’est pas toujours constant sur l’ensemble de l’album avec quelques titres un poil moins inspirés que d’autres à mon grand désarroi.

C'est pourri y a pas David Guetta sur ton CD!
Le groupe est également bien inspiré dans l’ajout d’électronique sur certains de ces titres qu’ils utilisent avec parcimonie mais avec génie. L’ensemble est donc cohérent, brillant mais pas toujours en adéquation avec les espoirs que j’avais en eux. Malgré leur immense talent, il en ressort quelques légers déchets comme Spun Infinite qui ne tient pas la comparaison avec les autres titres de l’album.

On est donc face à un léger dilemme, aimer énormément ou juste se satisfaire de cet album n’est pas assez. Il manque peu de choses pour être face à un monument du Post-rock indie, trop subtil pour les amateurs de noise, trop bien échafaudé pour les amateurs de bordel progressif, on reste un peu le cul entre 2 chaises.

17 titres c'est parfois presque trop long!
Au final, l’édition bonus tracks qui comporte 17 titres rallonge parfaitement l’expérience avec de très bons remix et un inédit subtil. Etant donné le prix de l’album, je vous conseille fortement cette édition même si le temps peut être long sur la fin des 2 derniers titres.

Titres à retenir:
Recur, Meatman, Piano Tuner, Prostitute, All Our Ends.

Achat:
Vous pouvez donc vous procurer cet album sur iTunes en édition deluxe au prix de 8,99 €.

Extraits: