Critique : Trophy Wife - Bruxism EP 3

Critique : Trophy Wife – Bruxism EP

Trophy Wife est un trio britannique constitué de Jody Prewett (Voix, guitares, basse), Ben Rimmer (claviers) et Kit Monteith (batterie). Résolument Electropop, le groupe s’est fait connaitre avec son premier single sorti en 2010, Microlite. De groupe anecdotique, Trophy Wife passe à espoir de l’année 2011 un peu partout dans la presse UK. C’est donc avec un espoir un peu fou que je me suis procuré l’EP Bruxism sur iTunes UK (mais disponible en france désormais) afin de me faire ma propre idée du phénomène. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a largement matière à réflexion avec ces 5 titres.

Avis:
Amateurs de Delphic et autres groupes à la mode ces 3 dernières années, vous risquez d’être surpris avec ce groupe. Loin de se borner à singer ses illustres comparses, le groupe peut être considéré comme une surprise sympathique avec l’excellent Microlite. On retrouve donc une vraie ambiance à part, moins d’électro que prévu et surtout des titres vraiment sympathiques mais malheureusement pas inoubliables avec Bruxism.

Canopy Shade commence fort, on est en plein électropop décomplexée qui n’a pour seul but que de faire mieux connaissance avec nous. La production est bien foutue et ne laisse que peu d’espace pour y trouver une critique mais ce n’est pas tout, l’air est bon et le refrain est excellent. Bruxism continue comme si de rien n’était dans le même esprit et la même qualité. Difficile de résister à la basse et au refrain qui ferait un tube si il sortait en l’état. Il manque encore un léger quelque chose qui ferait vraiment la différence entre le groupe et les innombrables autres faisant la même chose.

Seven Waves sonne mélancolique et reste dans la veine des titres précéents dans ses arrangements et son rythme mais le titre nage en eaux troubles et fusionne également à merveille la pop acidulée et l’indie le plus pénible. Difficile de ne pas être aux abois avec ce titre on se demande comment il va évoluer. Sleepwalks se la joue plus Foals dans les intonations et la production mais avec une touche qui reste unique à Trophy Wife. Plutôt court, il reste toujours entrainant et dansant. On frôle le tube et il ne manque pas grand chose pour qu’il y parvienne. C’est rageant!

Wolf change la donne avec une touche très électro-jazzy qui dénote clairement du reste de l’EP. On est dans le feutré et le tout-ambiance qui peut passer ou casser selon son inclinaison à aimer des chansons nébuleuses et aériennes. A titre personnel je ne suis pas client mais c’est plus la tonalité que la production qui me dérange. Ce fut court mais intense, le groupe a les moyens de se faire connaitre au delà d’un public d’initiés et du microcosme électropop indie. Moins rock, moins électro, moins pop que MGMT, Delphic, Washed Out et bien d’autres, le groupe sait se faire apprécié avec sa retenue et son ambiance bien à lui.

Je n’irais très clairement pas déclarer le groupe en tant qu’espoir de l’année 2011 et 2012 mais il a les clefs en main pour faire un premier LP de très grande qualité et ainsi de voir le nombre de ses followers se multiplié dans les mois à venir. Je doute fortement que cet EP fasse grand bruit et c’est bien dommage tant j’ai été bluffé par ce qu’est capable de sortir ce groupe en 5 titres. A vous de vous faire une idée avec les extraits ci-dessous. A titre personnel, je compte bien me procurer ce qu’ils ont fait avant ainsi que leur premier LP. Espérons que cette attente ne soit pas vaine.

Achat:
Vous pouvez vous procurer cet EP sur Itunes au prix de 3.99€

Extraits:

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