Critique : Bonobo - Black Sands 3

Critique : Bonobo – Black Sands

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Bonobo est un DJ-producteur anglais connu sous le nom de Simon Green. Artiste assez connu grâce à des sorties très remarquées et a de très bons albums, il est devenu en peu de temps l’un des fers de lance de Ninja Tune.

C’est donc le 15 mars 2010 qu’est disponible sur iTunes son quatrième album, Black Sands. L’album sera disponible ailleurs le 29 mars 2010. Décrire le style de Bonobo est difficile tant les influences et la production est complexe. Il utilise des samples avec un énorme travail sur la section rythmique.

Il joue de la plupart des instruments et se lance dans des concerts avec un groupe à part entière. Son son n’est pas foncièrement unique mais il est aisément reconnaissable parmi la myriade d’artistes équivalents.

L’univers et l’ambiance font à nouveau mouche avec cet album complet et varié. On est dans la continuité logique de Days to Come (album sorti en 2006). Bien sur, on n’est d’être dans la simple redite mais les influences restent les mêmes et l’ensemble est toujours aussi plaisant à écouter.

L’intro de l’album (Prelude) est sublime avec de magnifiques cordes et rempli parfaitement son office pour la suite, Kiara. L’ambiance est à la plénitude et au calme. Le beat est plutôt coulant et les samples nous emmène directement du côté de chez Emancipator (qui a d’ailleurs participé au concours de remix de cet album).

Le côté chillout de l’album reste de mise avec Kong qui est doté d’une ligne de basses complexe et envoutante. C’est très réussi et susceptible de plaire au plus grand nombre.

Le flow de l’album se ralenti un peu avec Eyesdown qui est le premier titre chanté de l’album avec la participation de Andreya Triana. On est plus dans une optique Downtempo et le titre est très efficace dans cette optique.

Les percussions font leur retour fracassant avec El Toro pour nous donner un titre fort qui s’accompagne avec bonheur de cuivres à bon escient. Un des meilleurs titres de l’album sans aucune contestation possible.

La suite est moins intéressante malgré de bonnes mélodies et des samples plus envahissants avec We Could Forever et 1009. All In Forms fait plus trip-hop dans l’âme et s’avère être un bon titre avec un bon break. Il constitue une parfaite introduction au second titre chanté par Andreya, The Keeper. On se rapproche d’un Portishead dans l’esprit mais avec la patte artistique de Bonobo.

Stay The Same est un titre beaucoup plus downtempo et chill out. La voix d’Andreya évolue sur un versant Soul. Le titre est très lancinant et parfaitement capable d’émouvoir les plus sensibles d’entre vous avec ces paroles. L’ensemble est parfaitement cohérent et s’intègre à merveille dans l’album. Il aurait même mérité de le clôturer tant le final jazzy est brillant.

Les 2 derniers titres Animal et Black Sands sont plus intéressants sur la forme plutôt que sur le fond. On est dans le trip post-jazzy minimaliste avec des relents de cuivres qui viennent conclure de belle façon l’album.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup apprécié cet album qui est suffisamment varié et original pour être la bande son de vos futures soirées et de vos rêveries. Il vous calme tout en vous amenant loin, très loin et c’est bien ce que l’on attendait de Bonobo, un voyage mélancolique vers de belles plages de sable noir. Une bien belle réussite si vous aimez le chillout et le downtempo.

Vous pouvez acheter l’album ici même sur iTunes.
Pour avoir plus de vidéos sur Youtube, vos trouverez ici la chaîne de Bonobo videos.