Critique : Front Line Assembly - Improvised. Electronic. Device. 1

Critique : Front Line Assembly – Improvised. Electronic. Device.

Front Line Assembly is back et en grande forme! Il aura fallu attendre 4 ans pour voir débarquer le nouvel album du groupe. La sortie récente du premier single laissait augurer de très bonnes choses pour le groupe qui revenait en grandes pompes avec des titres inspirés et innovants.

Le groupe s’est recentré sur 4 musiciens afin de retrouver une teinte live qu’ils avaient un peu perdu avec le temps. L’ambiance est très proche de fabuleux Millennium avec énormément de guitares et une réelle approche live de leurs titres. On se retrouve une nouvelle fois dans un mix électro/métal/Industriel qui a fait connaitre le groupe. Loin de refaire le même album que le précédent, c’est un retour aux sources salvateur qui est opéré ici.

Je vous laisse donc découvrir titre par titre cet album sachant que je n’ai pas chroniqué les titres bonus car ils ne sont présents que sur la version Deluxe de l’album et ils sont très loin d’être transcendants.

Critique:
I.E.D. (6:35)
Le premier titre est très agressif pour ce nouvel album. Malgré une intro planante et résolument poseuse d’ambiance, le titre décolle très rapidement avec un rythme de percussion tribal à souhait. Le chant est indexé sur le riff et se retrouve très haché. On se retrouve pris au piège de cette chanson mais pas confiné car le refrain est plutôt heavy sans être trop oppressant. La touche de piano finit de nous achever pour une des meilleures introduction qu’à pu produire le groupe depuis bien longtemps. Le ton est donné et rien ne nous sera épargné pour notre plus grand plaisir.

Angriff (6:43)
Le titre est déjà connu pour ceux qui ont pu écouter le single mais force est de constater qu’il ne perd rien sur l’album. Idéalement placé en second titre, il calme un peu les débats tout en étant très imprégné par l’histoire personnelle de Bill. On est en face d’une chanson vraiment impressionnante en terme de production de mixage. C’est très ressemblant à du Rammstein mais la qualité technique en plus. Mélodique, puissant mais surtout progressif, ce titre fait forte impression.

Hostage (6:57)
Alors là grosse claque, si l’introduction montre un titre à forte connotation électronique et industrielle, il va vite s’émanciper pour partir en mix génial de Drum n’ bass et d’électro synthétique couillu et pernicieux. Les beats font mal mais introduisent parfaitement la douce montée vers un final bien péchu et nerveux.

Release (5:21)
On reste dans l’ambiance électro avec des synthés plutôt calmes mais bien amenés. La voix se veut plus posée et calme avec un riff basique et réminiscent de ce qu’à pu proposer FLA sur Hard Wired. On reste néanmoins un peu sur notre faim avec un titre pas assez péchu et pas assez varié pour qu’on le remarque immédiatement.

Shifting Through the Lens (6:06)
Nouvelle claque avec ce titre catchy, dansant et nerveux comme le groupe sait si bien les faire. Le son est juste énorme, le mix parfait et ne parlons pas de la production: Le titre est contagieux et il pourrait très bien devenir un single connu du groupe si il parvient à s’émanciper sur la toile ou sur les ondes. C’est très électro, très nerveux et surtout de bon aloi. On est pas très loin d’avoir un des meilleurs titres du groupe depuis longtemps, bien meilleur que ce que l’on a pu écouter sur Artificial Soldier dans son intégralité.

Laws of Deception (5:21)
Voici un titre qui fera vibrer les plus anciens des fans du groupe. On est dans un tempo caractéristique de l’époque Corroded Disorder avec un riff lancinant et progressif, le chant se veut là aussi plus old-school. Niveau mix et prod, on reste dans le haut du panier. Très bon titre dans son ensemble qui réveille le fan vieux-con qui sommeille en moi.

Pressure Wave (4:58)
Avec un départ mollasson ce titre est assez percutant avec un excellent son de percussion et un riff assassin. On est face à un titre qui sera violent et surtout mieux rendu en live, c’est une évidence. Rien de transcendant mais un titre qui gagne à être écoute maintes et maintes fois.

Afterlife (5:57)
Sans aucun doute le titre le plus sombre et intéressant de l’album, le début ressemble à s’y méprendre à du Delerium avec une guitare acoustique du plus bel effet. Au lieu d’hurler et de vociférer, le chant est posé et dense. On pourrait presque prendre ce titre pour une ballade nihiliste et claustrophobe. Le titre est très personnel et ca se ressent au iveau des paroles. Si le pont entre les différentes projets de Leeb est difficile à trouver en général, ce titre reflète parfaitement toutes les aspérités du groupe et de son auteur.

Stupidity (feat. Al Jourgensen) (4:15)
Voici donc venu la fameuse participation de Al Jourgensen et de FLA! Le début est très très violent avec une batterie dopée au LSD et un chant vraiment charismatique. Le titre est très orienté Ministry, c’est une évidence et il risque de décontenancer les fans purs et durs de FLA mais au final c’est une bonne chose.

Downfall (8:06)
Dernier titre de l’édition normale de l’album, on est face à un titre down tempo et très calme. Le début est très long à se mettre en place mais une fois l’ambiance posée, on est face à un très beau titre ambient et surtout une très belle façon de conclure cet excellent album.

Avis:
Je ne mentais pas lorsque je parlais de retour aux sources, le groupe parvient sans aucune difficulté à revenir sur le devant de la scène et même se paye le luxe d’un invité de marque qui va lui aussi refaire parler de lui dans un futur proche.

Loin d’être l’album de l’année et donc très loin d’être le groupe dont on parlera dans les médias, FLA puisse dans ses racines rock et nous offre un de ses meilleurs albums depuis des lustres. Le ton agressif scie à merveille avec l’univers dansant du groupe, la future tournée du groupe risque de valoir le coup pour sur.

L’album est très compact et dense ce qui facilitera grandement l’écoute en intégralité de celui-ci. Certains titres se détachent mais surtout via leur base et leur rythme, Stupidity est un véritable brulot subversif et violent comme on les aime. Le featuring sera d’ailleurs rendu via des remix de Ministry par FLA. Tout le monde est content

J’ai tout de même une grosse préférence pour les titres plus électro/indutriel du groupe mais c’est le fan de base qui parle. A défaut de trouver un clone de Victim Of A Criminal, j’ai eu le plaisir d’écouter des titres comme Hostage, Angriff, Shifting Through The Lens et Afterlife.

Comme je vous l’indiquez précédemment ce n’est pas l’album de l’année mais très certainement un album fort et cohérent pour une bien belle année musicale 2010.

Achat:
Vous pouvez donc vous procurer cet album sur Amazon en Import au prix de 16,95€ et sur iTunes au prix de 10,99€.

Extraits:
Vous pouvez écouter en intégralité l’album ici-même.

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