Bright Memory

Test: Bright Memory – Episode 1

L'action venait de chine!

Bright Memory
Date de sortie
12/01/2019
Studio
FYQD Personal Studio
Plateforme
PC
Notre score
7.5

Développé par FYQD Personal Studio, un studio chinois, Bright Memory est un FPS indépendant survitaminé qui vient tout juste de sortir sur Steam à tout petit prix en Early Access. On y incarne Shelia une membre de l’organisation Nature Science Reasearch (SRO) qui se trouve projetée dans une autre dimension suite à une mauvaise manipulation. Un brin dépaysée, elle va devoir affronter des créatures dangereuses mais aussi des soldats projetés eux-aussi dans la même dimension. Loin d’être une militante pacifiste, elle est dotée de pouvoirs et autres compétences lui permettant de contrôler le temps, de projeter des pulsations électriques mais aussi de voler dans les airs le temps de vider le chargeur de son arme. Tout un programme pour ce qui aurait pu être un Legendary-like mais qui se révèle être une très agréable surprise dont je vous vous parler dans ce test.

La première impression du jeu est vraiment bonne avec une réalisation qui ressemble à s’y méprendre à un Call of Duty moderne sans le sous mais avec des idées. Le feeling du gameplay est assez équivalent et on va découvrir au fur et à mesure les pouvoirs de notre personnage. Le jeu étant en Early Access, il y a assez peu de pouvoirs différents et de niveaux différents. Comptez environ 2-3 heures de jeu en refaisant plusieurs fois cet épisode 1 avec de nouveaux pouvoirs et des combinaisons de compétences différentes. Il est donc possible de modifier la façon de jouer et de se comporter de notre personnage en combinant les différents pouvoirs ce qui rend le gameplay assez différent. En plus de nos armes (au nombre de 2 pour le moment), on dispose d’un pouvoir nous permettant de découper et de trancher nos adversaires à la Shadow Warrior. Ce pouvoir fait toute la différence entre ce qui aurait pu être un simple clone mal fagoté de jeux récents et une vraie perle vidéo-ludique. Les sensations procurées par ce pouvoir sont bien supérieures à ce que l’on a pu ressentir dans le jeu pré-cité, on se retrouve presque avec une liberté de tranchage comme Metal Gear Rising: Revengeance ce qui est déjà énorme.

Timesplitters

Bright Memory

En plus de trancher nos adversaires, on peut également faire une attaque puissante et un lancer temporel des ennemis en l’air afin d’augmenter notre jauge de combo. Le jeu privilégie une approche de scoring pour sa rejouabilité et il nous pousse à toujours essayer de faire mieux et de changer notre approche des différents combats. En fonction de nos performances, on obtiendra une note nous octroyant les félicitations du jeu et une certaine motivation à faire encore mieux. Il faudra pas expérimenter pour obtenir les meilleures notes même si on comprendra très vite que certaines combinaisons sont très très fortes comme la possibilité de voler lorsque l’on tire avec son arme ou lorsque l’on tranche nos adversaires. Le résultat de tout ce système de combat est excellent! On se régale à peaufiner notre technique et les sensations de combats sont au rendez-vous. On dash entre les ennemis, on saute pour éviter les coups et on s’éclate à dépecer le tout avec style. C’est remarquablement fluide et nerveux, on est à des kilomètres de ce que l’on attendait d’un jeu indépendant chinois. En même temps, le dernier jeu indépendant chinois m’ayant réservé une très bonne surprise était Icey, il ne faut pas les sous-estimer, loin s’en faut.

Bright Memory dispose d’un potentiel indéniable, on s’amuse immédiatement et le gameplay est vraiment très nerveux comme on l’aime. On est plus dans les FPS modernes que dans les ancestraux Quake ou Unreal Tournament, impossible de sauter partout ou d’effectuer du Rocket-Jump (il n’y a pas de lance roquette pour le moment). On devra dès lors straffer, faire des glissades et être très réactif vu que les ennemis sont tous capables de nous éliminer. Il n’y a pas vraiment de combats simples, certaines créatures sont redoutables et les boss constituent une véritable menace dans des niveaux ouverts ou fermés. En général, les affrontements sont limités à des arènes et il faudra être en mouvement en permanence vu le nombre de coups à éviter. Loin de se limiter à singer les cadors, le jeu dispose de sa propre identité à la fois visuelle et en matière de gamefight. En revanche, il y a tout de même des emprunts fort peu discrets comme le feu de camps qui s’active façon Dark Souls et des armes et animations qui ressemblent à s’y méprendre aux tous derniers Call of Duty. Malgré tout, ce joyeux bordel artistique reste une franche réussite au niveau des contrôles et du feeling du gameplay.

Bright Memory

Time Crisis

Au niveau de la réalisation, le jeu est très réussi et parfaitement fluide. Les environnements sont variés quoi qu’un peu bordéliques, on a droit à des grottes, une jungle, une sorte de laboratoire mais aussi une forêt façon Dark Souls. La maniabilité est plutôt bonne avec une configuration de touches par du tout adapté aux claviers AZERTY. Pensez donc à modifier vos préférences linguistiques sous Windows en basculant en QWERTY. On notera également des soucis d’inversion des axes X et Y dans les réglages initiaux du jeu. Du coup lorsque l’on inverse l’axe X, c’est l’axe des Y qui l’est… C’est bordélique mais une fois que l’on a compris le truc, tout se passe mieux. Il est encore impossible de modifier la configuration des touches en l’état actuel de la version Early Access mais il y a fort à parier que pas mal de modifications arriveront sous peu. L’épisode 1 représente 1/3 du jeu final ce qui devrait donner environ 5-6 heures de jeu au final, cela peu sembler peu mais la rejouabilité est excellente pour le moment avec la possibilité d’améliorer son score. Pour peu qu’un Leaderboard fasse son apparition et on pourra s’affronter pour les premières places pour peu qu’il n’y ait pas de hacker dans l’histoire.

Le jeu devrait être complet d’ici la fin de l’année 2019 ce qui laisse donc envisager des sorties d’épisodes assez rapprochées. A priori, le prix devrait monter lors de la sortie finale et il n’y aura pas besoin d’acheter les autres épisodes, la version Early access se mettra automatiquement à jour. On gagnera de toutes nouvelles armes, de nouvelles zones, plus de compétences, un mode photo mais aussi des succès intégrés au jeu. En l’état actuel de l’Early Access, le prix demandé est cohérent et on passe vraiment d’excellents moments. Une fois le jeu terminé, on débloquera une tenue d’écolière pour notre protagoniste (comme c’est original…) ce qui devrait satisfaire les amateurs de japoniaiseries! On aurait aimé une compétence petite culotte mais ce n’est pas encore d’actualité. Avec un peu de chance, on aura droit à des tenues de soubrettte, de femme-chat ou de pilote d’Evangelion mais là c’est moi qui rêve éveillé… ou pas. On appréciera également la présence d’un puzzle en plein milieu d’une salle qui n’est pas aussi simple qu’escompté et que les fans basiques de FPS risque de trouver pénible à résoudre.

Bright Memory

Combo Breaker

Bright Memory est intégralement en chinois et en anglais. Pas de français à l’horizon pour le moment et vu les ressources de l’équipe de développement, ce ne sera possible que si le jeu est un succès sur Steam. Concernant la version anglaise, il y a énormément de fautes et autres soucis de traduction mais cela ne pose pas de réel problème à la compréhension de l’histoire (tant est si bien que l’on puisse considérer que le jeu dispose d’une histoire) et des mécaniques de jeu. Tout est assez explicite et clair, certains messages ne sont pas traduits et restent en chinois, rien de grave là aussi. Le jeu est doublé en chinois et le moins que l’on puisse dire c’est que le jeu d’acteur n’est pas vraiment fantastique! Après il n’y a pas réellement de texte à réciter et ce n’est pas l’éventuelle introduction d’un second personnage jouable qui va apporter un quelconque suspens. Pour autant, le jeu se donne les moyens d’apporter une introduction convaincante de son univers et des différentes factions à l’œuvre. Au niveau des musique, on est plutôt agréablement surpris de voir des morceaux péchus et qui ne tentent pas de ressembler à la bande son de DOOM. Le tout est bien mixé et agréable à l’oreille, là encore, on ne peut qu’être impressionné par le travail apporté par ce tout jeune studio qui ne travaille même pas à temps plein sur le jeu.

Alors oui, on a envie d’y croire, oui on a très envie de découvrir la suite des aventures de Shelia et de découvrir ses tous nouveaux pouvoirs. Bright Memory est une très agréable surprise qui semble ravir les joueurs PC si l’on en croit les avis extrêmement positifs sur Steam. J’avais découvert le jeu il y a quelques mois et je l’avais placé immédiatement dans ma liste de souhaits, je ne regrette pas le moins du monde mon achat et je continue même à y jouer malgré le fait que j’ai déjà maximisé mes compétences et que mes scores sont tout à fait honorable. Si les premières captures d’écran pouvaient laisser présager d’un jeu lambda utilisant le moteur Unreal Engine et qui aurait pu voler des assets d’autres jeux, la réalité est toute autre et même s’il ne peut pas être considéré comme un jeu AAA, il fait déjà bien mieux que des Bulletstorm et Legendary pour beaucoup moins cher, bravo!

Bright Memory

Achat sur Steam:

Vidéo:

Conclusion
Bright memory promet de belles choses pour la suite. Il est beau et très plaisant à jouer, pour un petit jeu indépendant, il réussi à se faire un nom en ce début d'année 2019.
Les +
Beau
Fun
Bonnes sensations de combat
Les -
Quelques bugs
Durée de vie
7.5
Excellent
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