Kholat

Test : Kholat

Kholat est un jeu d’exploration et d’horreur Polonais qui vient tout juste de sortir sur Steam. Le but du jeu est de découvrir les tenants et aboutissants de ce qui est arrivé en 1959 lors du Dyatlov Pass incident dans les montagnes de Kholat Syakhl Ukrainiennes. Vous trouverez sur ce lien un descriptif de ce qui est arrivé à ce groupe d’étudiants dans ces montagnes et qui reste encore à ce jour inexpliqué, ou presque! Et oui, grâce à la narration de l’excellent acteur Sean Bean qui est connu pour ses rôles dans Game of Thrones, Le Seigneur des anneaux ou GoldenEye, nous allons essayer d’y voir clair et d’apporter des réponses à cette énigme. Comme il est de coutume, il y a fort à parier que notre narrateur, connu pour ses morts affreuses et violentes dans ses rôles, passe de vie à trépas à maintes reprises dans Kholat.

Kholat est un jeu d’horreur assez particulier qui peut donner une impression mitigée seulement quelques minutes après avoir commencé le jeu. En effet, on se retrouve seul dans un univers enneigé et dans lequel rien ne nous sera préparé à l’avance. On avance de prime abord via un chemin tout tracé dans l’Acte I avant de commencer réellement le jeu et ainsi se retrouver seul au monde dans un univers sombre et inquiétant. Heureusement, on a récupère vite une carte assez détaillée ainsi qu’une boussole et une lampe afin de tenter de retrouver son chemin et ainsi découvrir les secrets que nous réservent ces montagnes.

Le gameplay est assez simple, on se déplace comme dans un FPS lambda, on peut activer la lampe (à nos risques et périls), afficher la carte et la boussole et utiliser les tentes pour sauvegarder sa partie ou des pièces de journaux pour découvrir l’histoire du jeu. On peut également s’accroupir afin d’atteindre certains endroits inaccessibles. Il est impossible de se défendre en cas de menace et notre seule solution est de fuir en courant. Il faut également savoir que l’on peut s’épuiser au bout d’un moment et ainsi avoir la vision brouillée. Il est donc fortement conseillé de ne courir qu’en cas d’extrême nécessité. On peut également zoomer sur certains éléments en laissant appuyer sur le bouton droit de la souris ce qui est pratique pour apercevoir certains éléments bien planqués dans le décor.

Le principe du jeu évoque un peu les Slender-like dans lesquels il faut fuir un monstre et trouver des pages de livre afin de boucler le jeu. Heureusement pour nous, Kholat ne se résume pas à cette trame. L’histoire est bien mieux amenée avec des actes à suivre et à débloquer en fonction de certains événements qui se déclencheront à des endroits précis. Les pages de livres nous permettent également de sauvegarder notre aventure ce qui ne sera pas de trop vu la difficulté de certains endroits. Il est également possible de se déplacer de campements en campements via la carte. Il y en a plusieurs à découvrir et seul un sens aguerri de l’observation vous permettra de les trouver. Sans vouloir spoiler le jeu, sachez que l’histoire est prenante et que l’on découvre beaucoup de choses en sortant des sentiers battus.

Au niveau de la réalisation, Kholat est bluffant. L’utilisation du moteur UE4 est remarquable, le jeu est sublime et il nous offre mine de rien une belle variété d’environnements que ce soit au niveau des montagnes, des lacs ou des forêts. La carte est immense tout en se permettant d’être extrêmement détaillée. Tout est à sa place et on ne voit pas vraiment de copier-coller de textures et de rochers et autres chutes d’eau. L’environnement est parfaitement cohérent mis à part certaines situations un brin paranormales qui nécessite une mise en ambiance plus poussée. Que ce soit au niveau des musiques ou des sons, on est choyé. Kholat parvient à mettre nos sens en éveil grâce à une très bonne combinaison de sons naturels et de musiques sobres et subtiles. Ne cherchez pas les effets faciles de Jumpscares via la musique, vous n’en trouverez pas.

La durée de vie est plutôt bonne pour ce genre de jeu, comptez pas moins de 5-6 heures pour en voir le bout sans pour autant le terminer à 100% car il y a matière à passer pas mal d’heures en plus afin de tout trouver et de tout débloquer. Il n’est pas rare de passer quelques longues minutes à errer sur la carte pour peu que l’on ait pas l’habitude d’utiliser une carte et une boussole. Même avec les aides du jeu, il arrive fréquemment que l’on soit perdu et que l’on se demande où l’on se trouve ce qui pourra frustrer les moins patients d’entre vous.

Au niveau des griefs, on notera surtout quelques plantages sporadiques lorsque l’on se déplace d’un camps à un autre ou un souci assez gênant de sauvegarde des réglages d’inversion d’axe Y au niveau des commandes Clavier-souris ce qui vous obligera à chaque fois à désactiver le réglage et à le remettre pour qu’il soit effectif. Le jeu rame aussi dans certaines zones même avec une configuration sympathique ce qui gâche parfois un peu l’immersion et vous oblige à suivre un slideshow. Les quelques rencontres avec l’entité maléfique peuvent également occasionner de la frustration car il n’est pas rare de la voir se téléporter sur nous ou tout simplement apparaitre dans une zone où il nous est impossible de lui échapper. Dans ce cas précis, rechargez votre dernière sauvegarde et courez!

Au final, Kholat est une excellente surprise qui montre à quel point on peut réussir un jeu d’horreur indépendant avec un budget raisonnable. Sans jamais tomber dans la facilité des Jumpscares et autres cheap-tricks, Kholat se permet de donner une leçon de mise en situation à tous les jeux d’horreur de ces dernières années (sauf peut-être Amnesia). C’est un jeu qui est aussi intéressant à jouer qu’à regarder quelqu’un d’autre jouer. En évitant au joueur d’avoir à gérer les soucis de température corporelle et de gestion de ses calories, Kholat privilégie l’horreur au Survival et c’est un choix judicieux et payant sur le court et long terme.

Achat:

Vous pouvez achetez le jeu sur Steam au prix de 16.19€.

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