Test : Ninety Nine Nights 2

Ninety Nine Nights 2 par Konami

Prix: £12.85
Genre: Hack and slash, Role-playing
Langues: Anglais et Japonais en Voix et Texte
Testé sur: Xbox 360
Recommandation: Tout type de joueurs

Mon avis:
And so it begins!
Après un premier épisode un poil trop hypé afin de préparer un assaut finalement bien raté de Microsoft sur le japon, NNN est de retour dans une suite qui ne reprend quasiment rien de l’original et tente de créer une nouvelle expérience avec des recettes connues mais logiquement efficaces.

Après l’installation du jeu sur le disque dur de la 360, on remarque tout de même certains temps de chargement un peu long et surtout pour pas grand chose. On est loin de Dead Rising 2 en la matière mais ca reste dommageable.

Armé de mon courage et de ma bonne expérience vécue avec le premier épisode, je lance donc la campagne solo de ce second épisode.

Toi tu n’as pas une gueule de porte bonheur!
Premier constat, c’est assez vilain et ca rame même lorsqu’il n’y a pas trop de monde à l’écran. On est balancé sur le terrain sans trop d’explications et sans scénario. Point grave, je fonce dans le tas et tente d’apprivoiser un gameplay que j’espère complexe et bourré de combos aux timings délicats.

Que nenni, on se retrouve avec quelques subtilités et peu de coups différents. Déception du coup, je tente de comprendre les objectifs secondaires et me rend compte après quelques minutes que le jeu ne fera rien pour m’aider et pour m’indiquer ce qu’il faut faire. Pas grave, je me débrouille et découvre au final qu’il va bien falloir explorer les niveaux à la recherche de compétences et de bonus intéressants.

Vis ma vie de boulet?
Après ma première mission, je me demande où est passé tout le charme du premier opus et la variété (certes relative) du gameplay. Ici on bourrine, on fonce dans le tas sans vraiment réfléchir et surtout sans aucune difficulté.

C’est tout juste si je ne m’ennuie pas même avec mes premiers adversaires coriaces, les chevaliers à cheval et leur boss.

Je gagne donc et j’avance dans les options du jeu, à savoir les aptitudes et le leveling de mon arme et de mon personnage. Rien n’est explicite, rien n’est décrit et c’est un peu au pif que je me rajoute des compétences et que je monte de niveau.

Fier de moi, je me lance dans la seconde bataille, assuré d’avoir la partie facile. Belle erreur! Déjà, c’est le bordel au niveau des objectifs, je tourne en rond sans trop comprendre ce qu’il faut faire et je commence tout doucement à perdre pas mal de vie sans trop trouver de potions vertes de vie.

Je termine donc laborieusement le tour du fort en ayant rempli des objectifs nébuleux et bien planqués pour me retrouve devant mon premier boss. Tout fier de moi, je fonce donc sur le boss avant de me rendre compte qu’il est accompagné de très nombreux sbires et de 2 piliers qui font spawner moult monstres que j’avais au préalable tué. Pendant ce temps, le boss fait mal, très mal et je me retrouve à crever comme une merde.

De l’ordre dans la chaos?
Soit, je découvre donc que NNN 2 dispose d’un système de checkpoints pour mon plus grand plaisir. J’y retourne pour mieux me refaire démonter. Problème… Le jeu est en fait très old school dans sa gestion des affrontements et des boss. Il va falloir grinder les niveaux et les améliorations pour passer ce fameux boss. Je refais en boucle le premier niveau afin de mieux me préparer et ainsi découvrir que les compétences équipables sont rudement pratiques et puissantes.

Je retourne donc me refaire mon niveau et je commence du coup à mieux comprendre certains aspects du jeu et de sa structure. Je commence à me régaler à jouer comme le jeu souhaite que l’on joue, à savoir de façon intelligente et avec un peu de skill.

Une fois le boss désouder plus facilement, je découvre de nouveaux niveaux, de nouveaux partenaires et surtout des boss intéressants et fun à combattre.

Pas si mauvais que ca?
Le jeu est bon malgré mes préalables appréhensions, les heures défilent et j’arrive au second tiers du jeu avec le premier personnage.

La durée de vie est gargantuesque étant donné qu’il y a 5 personnages variés qu’il faudra leveler et dont le scénario n’est pas identiques les uns par rapports aux autres.

Les compétences acquises avec un personnage peuvent être utilisées avec d’autres ce qui oblige à jouer tout le monde assez vite afin d’être armé et préparé aux derniers niveaux bien difficiles.

Le gameplay simple et moisi se trouve être élitiste et rudement délicat à appréhender et à maitriser. Il faut bien calculer avec quoi on part et comment parvenir à passer certains situations chaudes et relativement frustrantes.

Dur pour les nerfs!
Le jeu est très difficile et frustrant, certains adversaires vous obligent à jouer finement et à calculer un timing d’attaque.

Passons au côté multijoueur qui est vraiment très bon avec de nombreux modes de jeu, de la co-op, du scoring, du survival, que du bonheur pour ceux qui aiment la difficulté et il y en a.

Il faut jouer avec des personnages préparés et au level max tant certaines cartes sont difficiles. On y gagne des armes, des compétences et autres bonus applicables en solo.

Thèse, antithèse, conclusion?
Au final, je me régale avec ce jeu difficile mais pas franchement pensé pour les amateurs de Dynasty Warriors et autres jeux bourrins. La durée de vie est au rendez-vous, les 1000 points requièrent de très nombreuses heures de jeu.

Techniquement il est à la rue, le gameplay est exigent et il mettra vos nerfs à rude épreuve mais seul les braves et ceux qui savent apprécieront ce jeu à sa juste valeur.

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